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SURRÉALISME PDF Imprimer Envoyer
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Le mouvement « Surréaliste » date de 1924, juste après la première guerre mondiale, année lors de laquelle André Breton publia son « Manifeste au surréalisme ». Cette école a pour particularité de faire appel avant tout au rêve, à l’imaginaire, à la folie et à l’inconscient de chacun. La plupart du temps, un tableau surréaliste est une toile généralement figurative traduisant un rêve de son auteur, rompant ainsi avec le conformisme littéraire pour libérer le langage de toutes les entraves de la morale ou de la conscience. Ce mouvement artistique lutte de ce fait contre les valeurs reçues, libérant l’artiste du contrôle de la raison : rien ne doit être calculé.


Le surréalisme explore de nouvelles techniques de création qui laissent le champ libre à l'inconscient et force la désinhibition des conditionnements : écriture automatique, récits dictés pendant le sommeil forcé, cadavres exquis, sollicitation du hasard objectif.
Ce mouvement a d’abord touché les écrivains et poètes (Breton, Aragon, Eluard), avant de rallier cinéastes, photographes et peintres, tels Picasso, Magritte, Ernst, Masson et Dali.


« Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie [...] »[1].


1. André Breton « Manifeste du surréalisme », 1924.


Bibliographie :
> André Breton « Manifeste du surréalisme », 1924, in « Œuvres complètes, tome 1 », Gallimard, Bibliothèque de La Pléiade, Paris, 1988, page 328.
> Maurice Nadeau, Histoire du Surréalisme, Le Seuil, Paris, 1947-70.
> Marguerite Bonnet « André Breton. Naissance du surréalisme », José Corti, Paris, 1975