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Daniel JOUX PDF Imprimer Envoyer
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Après une formation de dessinateur industriel et après avoir suivi des enseignements chez un peintre professionnel, Daniel Joux a choisi le surréalisme pour exprimer avec passion, ses émotions, face aux évènements forts de notre Monde !

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Comment avez-vous démarré la peinture ?
Par hasard, peut-être, ma formation de dessinateur industriel, m’a fait découvrir le dessin en 3 D pour montrer en perspective cavalière les éléments d’un ensemble mécanique, la géométrie descriptive dans l’espace ; ces connaissances m’ont permis de faire le pas qui conduit au dessin d’art et à la peinture. Travail effectué seul, puis quelques cours chez un peintre professionnel afin d’acquérir la composition, l’association des couleurs, puis retour à la solitude pour trouver son style, sa manière et découvrir son propre cheminement, celui qui nous comble, celui qui nous permet de satisfaire cette discipline qui, au fil du temps, devient passion.

Dans beaucoup de vos toiles, on ressent un message fort et assez clair qui part d’un sentiment d’injustice bien souvent ! La peinture est pour vous, comme beaucoup d’artistes, un moyen d’exprimer vos sentiments profonds, ces grandes injustices de notre monde en particulier.
Oui, c’est tout à fait ça, et en regardant mes dernières toiles je m’aperçois que j’ai appris à mettre plus de douceur dans la représentation de mes sentiments, laissant le visiteur parcourir le chemin de l’injustice et de la révolte.

Les titres mêmes de vos toiles sont très explicites comme « L’indifférence », « Mourir pour rien » ou encore « Derrière l’horizon, un homme meurt de faim… » ! Est-ce qu’avant de peindre, vous vous dites :  « Je vais peindre la misère du monde » ?
Lorsque je commence à peindre une toile, elle est déjà terminée dans ma tête, le thème de la toile, guerre, misère correspond à l’état d’esprit dans lequel je me trouve ; c’est rare que je réalise une toile qui ne soit pas en fonction de l’actualité.

Vous avez une très belle technique et un style qui n’est pas sans rappeler celui des grands artistes du surréalisme comme Magritte et Dali. Pourquoi avoir choisi ce style en particulier ?
Je pense que le surréalisme est une technique de peinture qui apporte à l’imaginaire un moyen de représentation picturale inépuisable. C’est le style de peinture qui me correspond le mieux, le figuratif qui nécessite beaucoup de travail permet concrètement de représenter le cheminement qu’une personne peut effectuer dans sa pensée, dans ses désirs et espérances. C’est une porte qui donne accès à l’au-delà…

Le Monde est une inspiration sans fin pour beaucoup d’artistes. Avez-vous réalisé des toiles sans aucune inspiration extérieure, seulement de vous-même ?
Toutes mes toiles ont un lien avec le monde !
Je pense qu’il est très difficile de s’isoler car nous sommes tous liés les uns aux autres et nos actes ont toujours une résonance pour quelqu’un, un voisin, un passant que l’on croise.

Vous avez réalisé beaucoup d’expositions d’après ce que je vois. Le surréalisme étant assez  » boudé  » et considéré, à tort peut-être, comme un courant dépassé et enterré, est-ce que vos toiles ont eu un effet globalement positif sur votre public ?
Les personnes qui viennent dans mon atelier pour voir mes toiles et me regarder peindre sont surprises par le travail que nécessite la réalisation d’une toile. Elles sont généralement très positives en découvrant le surréalisme, que ce soit en atelier ou en galerie, ce courant pictural est à la portée des visiteurs, la représentation figurative est toujours bien accueillie et compréhensible contrairement à l’art abstrait ou à l’art brut. De plus, le fait de comprendre la composition et de percer la signification de la toile sont souvent source de dialogue très intéressant.

Vous êtes en atelier depuis plusieurs années maintenant. Est-ce que vous arrivez à vivre entièrement de votre peinture ?
Non, les toiles que je vends résultent d’un coup de cœur. De plus, le fait que le surréalisme ne soit pas médiatisé n’attire pas les acheteurs d’art potentiels, mais j’ai quelques collectionneurs clients qui me suivent régulièrement, heureusement.

Vous avez, semble-t-il fait évoluer votre peinture vers de la sculpture-peinture ; pouvez-vous nous décrire un peu cette nouvelle série ?
Il s’agit d’assembler les différents éléments qui composent un tableau sur un même châssis, c’est-à-dire que je peins les personnages sur une toile, puis le paysage par exemple sur une autre toile, je découpe ensuite ces deux réalisations et je les assemble de chaque coté du châssis. Un espace est ainsi visible entre les deux peintures créant une impression de relief permettant ainsi à celui qui regarde de pénétrer encore plus dans ma toile, devenir en quelque sorte lui-même acteur de mon travail.

D’une manière générale, que pensez-vous du monde de la peinture, aujourd’hui, en France ?
Je pense que le monde de la peinture est de plus en plus enclin au mercantilisme et de ce fait, je trouve que les réalisations sont de plus en plus exécutées rapidement, sans technique véritable et je regrette que la notion de travail disparaisse au nom du modernisme.

Croyez-vous que le courant surréaliste a encore un avenir devant lui ?

Je crois que le surréalisme a un avenir devant lui, il faut pour cela qu’il s’investisse dans le monde actuel, qu’il bouscule par ses différentes représentations l’image d’un monde que l’on veut uniformiser, il faut que l’homme redevienne juge et critique, il faut qu’il redevienne l’acteur de sa vie sans se laisser guider par des apparences et des profits sans importance. Le surréalisme de part sa richesse et sa variété de représentation qui va du symbolisme au fantastique en passant par le mystique et l’utopie peut aider cette nouvelle démarche de l’être humain.

Propos recueillis par Pascal Caillens.

Pour voir davantage d'oeuvres concernant Daniel JOUX, vous pouvez aller sur son site officiel en cliquant ici


Comment avez-vous démarré la peinture ?
Par hasard, peut-être, ma formation de dessinateur industriel, m’a fait découvrir le dessin en 3 D pour montrer en perspective cavalière les éléments d’un ensemble mécanique, la géométrie descriptive dans l’espace ; ces connaissances m’ont permis de faire le pas qui conduit au dessin d’art et à la peinture. Travail effectué seul, puis quelques cours chez un
peintre professionnel afin d’acquérir la composition, l’association des couleurs, puis retour à la solitude pour trouver son style, sa manière et découvrir son propre cheminement, celui qui nous comble, celui qui nous permet de satisfaire cette discipline qui, au fil du temps, devient passion.

Dans beaucoup de vos toiles, on ressent un message fort et assez clair qui part d’un sentiment d’injustice bien souvent ! La peinture est pour vous, comme beaucoup d’artistes, un moyen d’exprimer vos sentiments profonds, ces grandes injustices de notre monde en particulier.
Oui, c’est tout à fait ça, et en regardant mes dernières toiles je m’aperçois que j’ai appris à mettre plus de douceur dans la représentation de mes sentiments, laissant le visiteur parcourir le chemin de l’injustice et de la révolte.

Les titres mêmes de vos toiles sont très explicites comme  » L’indifférence « ,  » Mourir pour rien  » ou encore  » Derrière l’horizon, un homme meurt de faim…  » ! Est-ce qu’avant de peindre, vous vous dites :  » Je vais peindre la misère du monde  » ?
Lorsque je commence à peindre une toile, elle est déjà terminée dans ma tête, le thème de la toile, guerre, misère correspond à l’état d’esprit dans lequel je me trouve ; c’est rare que je réalise une toile qui ne soit pas en fonction de l’actualité.

Vous avez une très belle technique et un style qui n’est pas sans rappeler celui des grands artistes
du surréalisme comme Magritte et Dali. Pourquoi avoir choisi ce style en particulier ?
Je pense que le surréalisme est une technique de peinture qui apporte à l’imaginaire un moyen de représentation picturale inépuisable. C’est le style de peinture qui me correspond le mieux, le figuratif qui nécessite beaucoup de travail permet concrètement de représenter le cheminement qu’une personne peut effectuer dans sa pensée, dans ses désirs et espérances. C’est une porte qui donne accès à l’au-delà…

Le Monde est une inspiration sans fin pour beaucoup d’artistes. Avez-vous réalisé des toiles sans aucune inspiration extérieure, seulement de vous-même ?
Toutes mes toiles ont un lien avec le monde !
Je pense qu’il est très difficile de s’isoler car nous sommes tous liés les uns aux autres et nos actes ont toujours une résonance pour quelqu’un, un voisin, un passant que l’on croise.

Vous avez réalisé beaucoup d’expositions d’après ce que je vois. Le surréalisme étant assez  » boudé  » et considéré, à tort peut-être, comme un courant dépassé et enterré, est-ce que vos toiles ont eu un effet globalement positif sur votre public ?
Les personnes qui viennent dans mon atelier pour voir mes toiles et me regarder peindre sont surprises par le travail que nécessite la réalisation d’une toile. Elles sont généralement très positives en découvrant le surréalisme, que ce soit en atelier ou en galerie, ce courant pictural est à la portée des visiteurs, la représentation figurative est toujours bien accueillie et compréhensible contrairement à l’art abstrait ou à l’art brut. De plus, le fait de comprendre la composition et de percer la signification de la toile sont souvent source de dialogue très intéressant.

Vous êtes en atelier depuis plusieurs années maintenant. Est-ce que vous arrivez à vivre entièrement de votre peinture ?
Non, les toiles que je vends résultent d’un coup de cœur. De plus, le fait que le surréalisme ne soit pas médiatisé n’attire pas les acheteurs d’art potentiels, mais j’ai quelques collectionneurs clients qui me suivent régulièrement, heureusement.

Vous avez, semble-t-il fait évoluer votre peinture vers de la sculpture-peinture ; pouvez-vous nous décrire un peu cette nouvelle série ?
Il s’agit d’assembler les différents éléments qui composent un tableau sur un même châssis, c’est-à-dire que je peins les personnages sur une toile, puis le paysage par exemple sur une autre toile, je découpe ensuite ces deux réalisations et je les assemble de chaque coté du châssis. Un espace est ainsi visible entre les deux peintures créant une impression de relief permettant ainsi à celui qui regarde de pénétrer encore plus dans ma toile, devenir en quelque sorte lui-même acteur de mon travail.

D’une manière générale, que pensez-vous du monde de la peinture, aujourd’hui, en France ?
Je pense que le monde de la peinture est de plus en plus enclin au mercantilisme et de ce fait, je trouve que les réalisations sont de plus en plus exécutées rapidement, sans technique véritable et je regrette que la notion de travail disparaisse au nom du modernisme.

Croyez-vous que le courant surréaliste a encore un avenir devant lui ?
Je crois que le surréalisme a un avenir devant lui, il faut pour cela qu’il s’investisse dans le monde actuel, qu’il bouscule par ses différentes représentations l’image d’un monde que l’on veut uniformiser, il faut que l’homme redevienne juge et critique, il faut qu’il redevienne l’acteur de sa vie sans se laisser guider par des apparences et des profits sans importance. Le surréalisme de part sa richesse et sa variété de représentation qui va du symbolisme au fantastique en passant par le mystique et l’utopie peut aider cette nouvelle démarche de l’être humain.

Propos recueillis par Pascal Caillens