EXPRESSIONNISME Imprimer
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Débutant lors des années de dépression et jusqu'à l'explosion de la seconde guerre mondiale, l'Expressionnisme véhicule des sentiments d'angoisse et des craintes de violence engendrées à cette époque par le continent européen. L’origine de la mention d’expressionnisme remonte au début du XXè siècle, vers 1910. Ce mouvement a comme principal précurseur Vincent Van Gogh, même si ce dernier est mort avant cette période proprement dite et que ces œuvres soient considérées comme appartenant à l’école impressionniste.

L’expressionnisme est avant tout l’art de l’émotion, s’attachant à décrire le monde extérieur dans un langage plus émotionnel que plastique. C’est la projection d'une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle intense. Ses représentations sont souvent basées sur des visions angoissantes, déformant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive.

Vers 1906, un groupe d’artiste connu sous le nom de « Die Brücke » (Ernst Ludwig Kirchner, Erich Heckel, Karl Schmidt-Rottluff, Max Pechstein) s’employa à développer l’expressionnisme sous l’influence de Van Gogh. Leurs œuvres dépeignaient avant tout l’inquiétude, les souffrances de l’être humain et le mal de vivre.

Une seconde composante de l’expressionnisme allemand sous la forme du groupe « Der Blaue Reiter » s’attacha davantage à la spiritualisation et à l’abstraction des formes, ayant pour chef de file Kandinski.

Bibliographie :

> Maurice Lemaître, Le Théâtre Expressionniste allemand (Centre de Créativité, Paris, 1967), Fondation Bismuth-Lemaître, 13 rue de Mulhouse, 75002 Paris, France.

>Jean-Michel Palmier, l’Expressionnisme comme révolte, tome I « Apocalypse et révolution », tome II « l’Expressionnisme et les arts », Payot 1978 et 1979.

>Pierre et Ilse Garnier, L'expressionnisme allemand (essai suivi d'un choix de textes, bilingue allemand/français pour les poèmes), collection Connaissez-vous ?, André Silvaire, 1962 ; rééd., 1979.