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ARTS PREMIERS PDF Imprimer Envoyer
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L’Art Africain, appelé « Arts Premiers » depuis la fin du XXème siècle, est aujourd’hui mondialement reconnu, même si cette reconnaissance à tardé à venir. Cette « acceptation » par les pays dominants, s’est réellement faite vers la fin de la décolonisation des peuples soumis, dans les années 50. Ce sont les grands artistes, tels que Picasso, Braque, Maillol, Vlaminck ou encore Matisse, qui, les premiers, seront séduits par ces étrangetés, ces « curiosités », comme elles étaient considérées jusque-là…


 

Origines du terme Arts Premiers
Avant d’appeler l’art d’Afrique Noire, Arts Premiers, la première dénomination fût celle de l’Art Nègre. Puis, des années plus tard, on nommera « Art Primitif », toutes les créations venues de ces peuples d’Afrique Noire. D’ailleurs, ce terme, à connotation péjorative, sera remplacé au début des années 50 par celui d’Art Tribal pour enfin, laisser la place au terme qui restera jusqu’à aujourd’hui, le plus acceptable et respectable, celui d’Arts Premiers. Ce nom fût proposé par un célèbre collectionneur français, Jacques Kerchache. Bien que cette dénomination ne fasse pas l’unanimité auprès des connaisseurs et historiens, il n’en reste pas moins un qualificatif plutôt positif si l’on compare les différentes dénominations antérieures et montre aussi, que la reconnaissance est enfin acquise et indiscutable aujourd’hui.

Les influences des Arts Premiers
Au début du XXème siècle, l’un des premiers à collectionner des œuvres d’art africaines, est l’artiste Pablo Picasso. Il sera fasciné par cet art qui sera sa plus grande source d’inspiration dans le mouvement naissant du cubisme. « Les Demoiselles d’Avignon » en est un très bon exemple et d’autres artistes, tels que Braque ou encore Vlaminck, auront eux aussi, cette fascination devant cette culture ; ce fût probablement un grand  « choc esthétique » pour ces artistes moderne !

En peu de temps, l’art africain parvient à influencer l’art européen de manière très significative et ce, de plusieurs manières. Que ce soit dans les traits, dans les couleurs, dans les représentations des sujets ou encore, techniquement, tout sera à jamais changé et une nouvelle Ère, s’ouvre aux artistes, donnant lieu à d’infinies possibilités ! Les mouvements succédant au cubisme, comme le dadaïsme ou encore le surréalisme seront très imprégnés de cette culture…

Quels sont les significations de ces objets ?
Beaucoup de ces œuvres sont réalisés à but sacré, religieux, servant à des sacrifices rituels. D’autres sont plus destinées au quotidien comme des serrures, des calebasses ou des armes. Il y a également, parmi leurs créations, de nombreuses statuettes et sculptures d’ordre décoratives.

Le masque africain, lui, est une création faite dans le but de créer un « passage », entre la réalité et le surnaturel. De ce fait, de nombreuses cérémonies religieuses se font en groupe de personnes portant des masques sur eux. Le masque est plus qu’un objet ; il est un symbole et un lien avec le monde invisible.

Enfin, on peut dire que l’art, dans les sociétés africaines, a des fonctions à la fois sociales, politiques, économiques, historiques et aussi de guérison.

Qu’en est-il aujourd’hui de ces œuvres ?
Aujourd’hui, la majeure partie des chefs-d’œuvre appartient à de riches collectionneurs privés ainsi qu’à des marchands d’art et anciens colonisateurs. Il faut savoir que de tous ces trésors ont été, pour la plupart, volés, pillés, durant tout le XXème siècle et que des fortunes ont été faites, sans que cela reviennent en quoi que ce soit, à ces artistes !

L’engouement est tel qu’aujourd’hui, beaucoup de faux circulent et il est très difficile de les reconnaître. Il reste néanmoins beaucoup d’autres oeuvres à caractère rituel qui se trouvent en Afrique, notamment dans des tombes millénaires…


Références bibliographiques
> L’art africain entre silence et promesse. Daniel Payot, éd. Circé 2009.
> L’Art Africain. Étienne Feau et Hélène Joubert , Ed. Scala, 1996.
> L'Âme de l'Afrique, Masques et Sculptures. Serge Diakonoff (texte), André Longchamp (photographies), avec l'assistance de Frédéric de Senarclens , éd. Naef et Les Éditions de l'Amateur, 2006.
> L'art de la friche. Jean-Loup Amselle. Essai sur l'art africain contemporain, Paris, Flammarion, 2005.
> L'Art Nègre. 2010, éditions Présence africaine, réimpression de l'ouvrage de 1951.

 

Vidéos

> Documentaire : Arts Premiers, Regards d'Experts



Arts Premiers Regards d'Experts par latelierdnd

 

> Documentaire : Bibliothèque Medicis, Arts premiers : 10 ans.



BIBLIOTHEQUE MEDICIS,Arts premiers : 10 ans par publicsenat

 

> Photos : Sélection d'oeuvres d'art tribal


 

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